La table d’orientation, dispositif censé nommer, cadrer et stabiliser le paysage, devient ici un point de départ pour repenser notre rapport à celui-ci.
Cette série explore une géographie désorientée, où les repères vacillent. La table d’orientation n’est plus un repère fixe et rassurant, mais un élément instable à partir duquel le paysage se dérobe. Ces photographies agissent comme une carte brouillée, une projection incertaine d’un territoire. Il ne s’agit plus de transmettre de la donnée, mais de rendre visible un effacement, un fragment, une faille. Ces images cherchent moins à situer un lieu qu’à révéler ce qui résiste à sa lecture.