À travers sa pratique, Leïla Boussou interroge notre rapport aux matières naturelles face à l’omniprésence des dérivés du pétrole. Son projet de résidence part d’un constat sémantique et sensible : si nous utilisons aujourd’hui le mot « laine » pour désigner un mélange de fibres synthétiques, la réalité ovine est, elle, d’une richesse infinie.
« Il n’y a pas une seule laine de moutons, il y a véritablement des laines. »
En collaboration avec des transformateurs locaux, notamment Emmanuel Le Cocq (Métiers de la Filature, Saône-et-Loire), la designer entreprend un véritable inventaire archéologique. Son objectif est de dépasser les usages traditionnels pour créer une collection d’objets dont le dessin dicte l’usage en fonction de la race du mouton : de la fibre longue des toisons de bord de mer à la densité des races de pays.